mercredi 18 avril 2012
incipit (insipide?)
I'm so bored (with the USA)
samedi 18 juin 2011
c'est vrai, quoi!
Fiche personnage : pourquoi diable Charles, cocufié par Léon mais néanmoins fidèle à Emma (et de surcroît médecin de campagne !), s’encombrerait-il d’un baise-en-ville ?
mardi 7 juin 2011
volatile
Croisé Charles sortant de chez Spade, statue de faucon sous le bras…
vendredi 13 mai 2011
courageux...
Relevé dans le courrier des lecteurs : « Quitte à vous sembler quelque peu interventionniste (la création littéraire n’est-elle pas un exercice solitaire ?), j’aimerais attirer votre attention sur le fait que, la dernière fois que nous autres lecteurs avons eu la chance de rencontrer sous votre plume (ô délicieux anachronisme !) le personnage de Charles, qui, autant vous l’avouer tout de suite, m’est particulièrement cher, et ce pour des raisons qu’il serait futile de développer ici, mais qui relèvent de ce que nous appelions du temps de mes années de lycée, malheureusement bien lointaines désormais, phénomène d’identification, et que préférerais pour ma part qualifier d’expérience partagée, ou, de façon plus abstraite mais sans doute plus parlante, de point de jonction entre la fiction et le vécu référentiel du lecteur, le personnage de Charles, donc, était tombé dans les bras de Morphée au bas de l’escalier de sa demeure, et ce après avoir, sous le coup d’une découverte ô combien douloureuse, ingurgité moult verres de calvados, situation de déchéance tant morale que physique qui, autant vous l’avouer tout de suite, m’a plongé dans l’expectative en même temps que je me voyais soudain tourneboulé par un élan de sympathie irrépressible envers votre personnage, sentiments qui tout de go m’amènent à vous poser la question suivante : quand retrouverons-nous Charles ? »
samedi 7 mai 2011
l'agitée du...
Jamais Léon ne comprit ce qui avait poussé Emma, lors d’un week-end qu’elle avait passé en Normandie avec cet idiot de Charles, à faire l’acquisition dans un vide-grenier de cet horrible bocal bleu qui, depuis, trônait fièrement sur la cheminée du salon.
mercredi 27 avril 2011
gamberge, Léon, gamberge
A minima trois hypothèses à propos de cette carte de visite au nom de Spade incidemment découverte dans le sac à main d’Emma : soit, comme elle le prétend, elle l’a bien découverte dans la veste de Charles, ce qui pourrait signifier que ce dernier entend faire surveiller par l’Amerloque sa femme et moi-même (auquel cas, il conviendrait de chercher à savoir si son emménagement dans mon immeuble, et de surcroît sur mon palier, est dû au hasard – point de vue que la serveuse du Blue Moon bar démentirait très certainement – ou participe d’un plan global, ce qui signifierait que la nature de mes relations avec Emma a été mise au jour par ce loqueteux alcoolique, ce qui ne me semble tout de même que peu probable) ; soit c’est Emma qui a besoin des services de Spade, et dans ce cas il convient de se demander pourquoi, et à l’encontre de qui : faire surveiller son mari, moi-même, un autre (ô vertige des possibles !) ; ou bien Spade, me surveillant dans le cadre d’une enquête dont les tenants et aboutissants me sont pour l’instant totalement inconnus (mais sans rapport avec la liaison adultère qui m’unit à Emma), aurait laissé sa carte de visite à cette dernière afin qu’elle lui communique des informations à mon sujet dès qu’elle le jugerait opportun, auquel cas Emma mènerait un double jeu (mais depuis quand ?), de son plein gré ou sous la menace (ces Amerloques sont capables de tout, suffit de regarder leurs films !), ou peut-être même travaillerait pour Spade depuis le début de notre relation, auquel cas notre rencontre ne serait en rien due au hasard comme je me l’étais toujours imaginé, et ainsi ce que depuis si longtemps j’appelle amour…
vendredi 8 avril 2011
sale coup!
Léon, pour la énième fois, relut les quelques mots inscrits sur la carte de visite tout en hochant la tête d’un air dépité: Spade travaillait donc pour Charles…